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30/07/2014

Conseils aux futures épouses

Lettre doctrinale 47 - Monsieur l'Abbé Jean-Luc Lafitte

 

Quelques citations en guise d'introduction

La femme est l’âme de cette cellule fondamentale de la société qu’est la famille. Le Bon Dieu a donc placé dans le cœur de la femme tous les éléments de nature et de grâce pour qu’elle puisse avec dignité et compétence pratiquer son devoir d’état de jeune épouse et de mère de famille, si elle est appelée à se marier.

La jeune fille doit donc se préparer à ce rôle magnifique de collaboration au plan de création de Dieu sur les hommes. Qui dit épouse dit cœur de la famille, paratonnerre pour protéger la Foi de la maisonnée. A épouse Catholique correspondent enfants Catholiques et vocations nombreuses.

La révolution a parfaitement compris cette responsabilité. Voilà ce que disaient les francs-maçons italiens du milieu du XIXème siècle :

« Pour abattre le Catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme. Puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la.

« Popularisons le vice dans les multitudes ; qu’elles le respirent par les cinq sens, qu’elles le boivent, qu’elles s’en saturent. Faites des cœurs vicieux et vous n’aurez plus de Catholiques.

« L’essentiel est d’isoler l’homme de sa famille, de lui en faire perdre les mœurs. Après l’avoir séparé de sa femme et de ses enfants, et lui avoir montré combien sont pénibles tous ses devoirs, vous lui inculquez le désir d’une autre existence en lui inculquant le dégoût de la famille et de la religion, car l’un va presque toujours à la suite de l’autre.

« Tant que la femme ne sera pas libérée de la loi de fidélité, elle sera esclave, car la fidélité ne tient pas compte desinstinctsde la nature humaine.

« Ce que la franc-maçonnerie veut conquérir avant tout, c’est la femme, car elle est la dernière forteresse quel’esprit d’obscurantisme (la religion Catholique) oppose au progrès humain ».

C’est clair : la jeune fille Catholique est un des derniers remparts contre la révolution. Protéger la jeune fille Catholique, c’est protéger la famille Catholique, c’est protéger les vocations, c’est protéger l’Église !

La jeune fille, sauf si elle est appelée à la maternité spirituelle dans la vie religieuse (ou si elle ne se marie pas), deviendra épouse et mère. Tout l’avenir de l’Église repose sur ses genoux.

 

L’APPRENTISSAGE D’UNE FUTURE MERE DE FAMILLE

Pour assumer ses responsabilités, la jeune fille doit impérativement faire l’apprentissage de son futur rôle de mère de famille Catholique, en famille d’abord sous la houlette bienveillante de la maman et souvent de la grand-mère, puis également à l’école.

Pour le métier le plus beau, mais aussi le plus difficile du monde, il n’y a pas de période d’essai. Il faut donc un très sérieux apprentissage.

(Je m’inspirerai beaucoup dans cette Lettre d’un remarquable article écrit par Madame Marie-Pierre Mottet, paru dans « Coursière » n° IV - 39, le bulletin des anciens élèves des écoles de Mademoiselle Luce Quenette, tiré de l’excellente Lettre de la Péraudière, 69770, Montrottier).

Une jeune femme, au lendemain de son mariage, se trouve investie d’une nouvelle mission : remplir son rôle d'épouse et de gardienne de la maison. Elle devra bien sûr s’occuper de la formation de l’âme des enfants (catéchisme, préparation aux Sacrements, prières en commun), mais elle sera aussi l’âme du foyer, c’est à dire qu’elle sera à la fois :

- Femme d’intérieur: elle devra savoir s’occuper de la cuisine, du ménage, du repassage, de la couture, de l'approvisionnement en vivres, de l'aménagement du mobilier, de la décoration de l’intérieur … tout en s’occupant des enfants !

- Maîtresse de maison : elle devra savoir s’habiller et habiller les enfants, organiser la vie de la maison, équilibrer le budget familial, recevoir des amis, préparer des sorties en famille … tout en s’occupant des enfants !

 

LA FUTURE FEMME D’INTERIEUR

Il faut apprendre à accomplir toutes les actions domestiques, même les plus simples, par amour de Dieu et avec un grand sourire.

Qu’il s’agisse de cuisine, de couture, de repassage, de ménage, ce serait mentir que de dire qu’une épouse peut exécuter toutes ces tâches par goût : qui peut se targuer d’aimer lessiver le carrelage, coudre un bouton ou repasser la corbeille surchargée de linge de la famille ? Mais ces choses doivent être faites à temps.

Vous me direz que tout le monde n’est pas forcément doué en tout, mais il faut apprendre les bases de toutes les disciplines, permettant à chacune de se débrouiller en tout. Il faut inculquer aux futures épouses le désir d’exceller, pour se rapprocher sans cesse du Bien, du Beau, du Vrai. Le désir une fois éveillé et la bonne volonté aidant, Dieu fera le reste. Même les surdoués doivent progresser et aucun cas n’est désespéré.

Une épouse se sanctifie tout autant en lavant le sol de la cuisine ou en changeant les couches du bébé par amour pour Dieu qu’un moine contemplatif qui psalmodie les matines à deux heures du matin dans le froid vif de l’abbatiale !

Il faut apprendre à cuisiner correctement, à présenter joliment les plats. Le chemin du cœur de l’homme passe souvent par son estomac. L’homme qui doit se contenter trop souvent pour son repas d’une simple boite de conserve ouverte au dernier moment sera vite terriblement frustré.

Il faut aussi apprendre à décorer le logis : il faut préparer pour l’époux un refuge agréable, car il a sans doute dû tremper toute la journée dans la laideur du monde (tenue indécente des collègues féminins, bureaux froids et impersonnels, sonneries et bips incessants des téléphones, des portables, des ordinateurs, brouhaha d’un monde sans cesse en ébullition).

Le mari doit aimer rentrer chez lui comme dans un havre de paix, afin de pouvoir se détendre et jouir pleinement du bonheur d’être en famille : cela se fait aisément dans un cadre harmonieux où règne le Beau. Tout doit contribuer à former le goût, à apprendre à faire, d’un petit rien, un agrément pour les yeux, de façon à porter la famille au Bien.

Cela ne nécessite pas pour autant un univers luxueux : quelques objets bien placés, quelques fleurs des champs en bouquet, une étoffe retombant élégamment devant la fenêtre, et une pièce devient chaleureuse, elle a une âme, celle qu’on lui communique, à condition que l’épouse n'affiche pas non plus l’air gracieux d’un bouledogue !

LA FUTURE MAITRESSE DE MAISON

Tout est dans la force de l’exemple que la maman va donner à ses filles. Le travail d’une maîtresse de maison est celui d’un chef d’entreprise ; la rentabilité ne se mesure certes pas en terme de millions d’euros, mais en terme d’harmonie de la famille : quel programme pour celle qui doit être l’âme du foyer !

L’épouse n’est pas le chef de famille, mais elle est la gardienne d’un petit territoire : elle doit diriger la maison, et en assurer le parfait fonctionnement dans tous les petits détails de la vie quotidienne.

Le mari n’a pas grâces d’état pour gérer ces choses : il est la tête pensante de la famille, pas le cœur ! Il ne faut donc pas détruire l’équilibre familial. Que l’homme agisse comme le chef, le roi de la maison : à lui les grandes décisions qui concernent la famille, la responsabilité de remplir l’escarcelle, le changement d’huile pour la voiture, la tonte du gazon, la réparation de la chasse d’eau qui fuit, la préparation d’un itinéraire de voyage … !

Qu’il laisse son épouse agir comme la reine de la maison ! Le Créateur a mis dans l’épouse la faculté de juger du détail et d’apporter ces petits riens qui changent tout : dans une pièce, sur une table, sur un vêtement.

Que la future épouse s’imprègne de ce goût pour la parure discrète et féminine. Madame Martin, mère de la petite Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, s'enthousiasmait à l’idée de parer ses filles.

Que la maîtresse de maison s'occupe de planifier les menus de la semaine, de préparer les vêtements des enfants, de parer joliment la table pour y convier des amis ! Les maris ne sont en général guère doués pour habiller les enfants, coiffer les boucles de leurs fillettes, équilibrer un menu ou ranger la maison.

En bref, que les maris agissent comme des hommes, de façon virile et raisonnable, et que les épouses agissent comme des femmes, de façon délicate et sensible.

La future épouse doit également apprendre à ne pas gaspiller l’argent si difficilement gagné par le mari, pour pouvoir boucler les fins de mois, puisque c’est elle qui va gérer l’argent au quotidien, étant l’intendante de ce petit domaine familial. Elle le fera dans l’esprit de pauvreté, de modestie et de simplicité. C’est une bénédiction de savoir se débrouiller pour réaliser quelques économies. Certaines femmes, d’un sou, en font deux ; mais d’autres, quand elles en ont un, en dépensent deux !

La future épouse doit également apprendre à recevoir. L’amitié est un joyau à cultiver : il est bon de partager des moments agréables avec des amis sincères. La maîtresse de maison détient un rôle majeur dans cet échange. C’est elle qui doit tout préparer, tout prévoir, recevoir avec ce sourire indispensable qui est la petite goutte d’huile dans les rouages. L’épouse sera alors la fierté de son mari.

Ce sera aussi, dans bien des cas, son rôle de préparer de saines détentes en famille. Un visage souriant et affable peut faire le succès d’une sortie en famille, mais un visage maussade peut facilement tout gâcher et assombrir l’humeur de la famille toute entière. Il lui faudra également apprendre à cacher sa lassitude, et contre mauvaise fortune, montrer cœur gai et généreux. Car l’épouse doit penser aux autres avant que de penser à son propre petit confort.

LA FUTURE EDUCATRICE DE L’AME

On touche là du doigt le rôle principal de la mère de famille.

Personne ne peut donner ce qu’il n’a pas ! La jeune fille doit donc se former sérieusement pour être un jour capable d’enseigner le catéchisme à ses futurs enfants, de les suivre scolairement, voir même de leur faire l’école à la maison.

Elle doit se former doctrinalement pour être le paratonnerre de la Foi de la maison. Elle doit aussi parfaire sa formation générale pour pouvoir aider son mari dans ses préoccupations professionnelles et sociales.

Enfin et surtout, la future épouse doit devenir une âme éprise d’amour du Bon Dieu, une âme de prière et de vie intérieure, une âme d’oraison, souvent devant le Tabernacle, au banc de Communion et sur l’agenouilloir du confessionnal.

Que les mères de familles chrétiennes forment leurs jeunes filles, dans la douceur, la force et les convictions puisées dans une Foi Catholique vigoureuse : la vie d’une mère de famille ne laisse pas place à la mollesse, elle est faite de renoncements, et d’abnégation constante, pour le bien de tous.

Agissant ainsi, elles se tressent une couronne immortelle, et les sacrifices offerts pour le salut des âmes de leurs enfants seront autant de perles précieuses ajoutées à cette couronne de gloire.

Mères de familles chrétiennes, formez vos jeunes filles : lever immédiat, services actifs et surveillés, horaires stricts, rappels quotidiens des efforts à fournir et répartition intelligente des tâches, de manière à ne pas laisser place à l’oisiveté.

 Tout ceci bien sûr encadré par une vraie piété, sous le regard maternel de votre plus bel exemple au Ciel : la très Sainte Vierge Marie.

Soyez comme Notre Dame les femmes fortes de l’Évangile : c’est la meilleure façon de former des futures épouses aussi fortes que vous, des futurs enfants forts dans la Foi, des futurs époux et des vocations bien Catholiques.

 Les joies familiales sont les vraies joies terrestres, qui préparent les joies célestes. C’est pour ces joies que vous peinez, car la fin est première dans l’intention, mais dernière dans l’exécution.

Certes, la Croix peut sembler parfois lourde, mais le salut des âmes de nos enfants est à ce prix : alors courage et persévérance dans la Foi qui, du Calvaire, nous mène à la gloire de la résurrection.

 

Tout dévoué en Notre Seigneur Jésus-Christ et Sa très Sainte Mère.      Abbé Jean-Luc Lafitte

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