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30/07/2014

De l'éminente dignité de la femme

Lettre doctrinale 23 - Monsieur l'Abbé Jean-Luc Lafitte

 

 

INTRODUCTION

 

Bien que l’homme ait été choisi par Dieu pour être le chef de famille, on ne peut nier que la femme ait un rôle de plus en plus essentiel dans notre monde moderne. Elle est l’ornement dans la création de Dieu, comme la fleur qui embellit toute la prairie, et enivre par la suavité de son parfum.

La femme ayant été voulue par Dieu comme le cœur de la famille, elle est faite pour aimer, et pour plaire : Dieu a donc mis en elle une beauté inhérente qui n’existe pas chez l’homme, ou tout au moins pas au même degré.

Elle est comme la reine de la société, et à ce titre, aura une grande influence, pour le meilleur ou pour le pire. Elle aura ainsi une responsabilité énorme dans la sanctification, ou dans la corruption de tous ceux qui l’entourent. Ayant en elle une puissance de séduction considérable, elle peut aussi provoquer sur les hommes des ravages lourds de conséquences, ravages d’autant plus graves que la plupart des hommes d’aujourd’hui ont oublié leurs devoirs de chef, et sont devenus des « nouilles flasques et sans consistance ».

Les femmes Catholiques doivent donc réagir, et aider les hommes à reprendre leurs responsabilités. Les femmes fortes dont parle l’Évangile aideront les hommes à se ressaisir.

N’oublions pas que la plus grande sainte au Ciel est une femme, la Très Sainte Vierge Marie. De plus, les hommes brillaient par leur absence au pied de la Croix du Vendredi Saint !

Si les démons de l’orgueil, de l’impureté et de la sensualité attaquent tellement les femmes, si elles sont de nos jours la cible constante de la révolution, c’est précisément parce que la femme est le cœur de la société, le cœur de la famille, le cœur de l’Église, et que c’est sur leurs genoux que naissent toutes les vocations religieuses.

« Pour détruire l’Église, il faut détruire la femme. Mais puisque ce n’est pas possible, alors il faut la corrompre », disaient les francs-maçons italiens du XVIIIe siècle.

La femme du Moyen-Age était toute de noblesse et de dignité, la femme d’aujourd’hui devient aux yeux de beaucoup un vil objet, simple jouet qu’on utilise avant de jeter. Il importe donc que les femmes Catholiques réagissent afin de ne pas se laisser entraîner dans l’esclavage infâme dans lequel le monde moderne veut les traîner.

 

RAPPELS DOCTRINAUX

Pour ne pas tomber dans l'angélisme ou le libéralisme, il importe d’avoir les idées bien claires, et de rappeler quelques principes tirés de la Sainte Écriture, du catéchisme, et du bon sens chrétien le plus élémentaire.

•      Tous les hommes (sauf Notre Seigneur et Sa Très Saint Mère) sont conçus avec le péché originel : avant ce péché originel, Adam et Ève étaient nus dans le Paradis terrestre et n’en rougissaient point. Dès leur chute, « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent ; et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures » (Gen III, 7).

Si le Baptême efface le péché originel, l’âme baptisée n’en garde pas moins les blessures d’ignorance, de faiblesse, de malice, et de concupiscence: Dieu a voulu nous donner deux Commandements pour nous obliger à mortifier la concupiscence de la chair, le 6ième: « Tu ne commettras pas d’impureté », et le 9ième: « Tu ne désireras pas la femme de ton prochain ».  Il nous avertit fermement de certains dangers, et nous indique la voie à suivre : « Celui qui jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mat V, 28). « Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair ; la chair convoite contre l’esprit, et l’esprit contre la chair. Ceux qui commettent la fornication, l’impureté, l'impudicité, la luxure, … ne seront point héritiers du Royaume des Cieux » (Gal V, 16, 17, 21). « Ne vous y trompez point, ni les impudiques, ni les adultères, ni les efféminés … ne posséderont le Royaume des Cieux » (I Cor, VI, 10). « Celui qui sème dans sa chair moissonnera de la chair la corruption » (Gal VI, 8). « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous ? Si donc quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple » (I Cor, III, 16). « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ? Prenant donc les membres du Christ, en ferai-je les membres d’une prostituée ? » (I Cor, VI, 15).

 

•      Si Dieu nous a donné un corps, nous  avons le devoir de nous en occuper, surtout les femmes : une raisonnable coquetterie est donc l’apanage normal de la femme. Une femme devrait donc être élégante, jolie à regarder, habillée avec goût, coiffée avec soin, et même … pourrait suivre avec prudence une certaine mode.

Mais, « autant que, pas plus que ! » Les vêtements nous ont été donnés, certes pour décorer, mais avant tout pour  couvrir notre corps. Le Pape Pie XII mettait déjà en garde le 22 mai 1941 contre « ces habits si étroits qu’ils semblent plutôt faits pour mettre en plus grand relief ce qu’ils devraient voiler ! ».

 

LE DEMON TRAVAILLE

« Le plus beau coup de démon, c’est d’avoir fait croire qu’il n’existait pas », disait le Cardinal Pie. Le prince de ce monde, qui connaît la nature humaine, va donc utiliser « ces habits qui commencent trop tard et qui finissent trop tôt, qui sont trop bas en haut et trop hauts en bas » pour faire tomber les âmes.

Le démon va utiliser ces chaînes pour attirer les âmes vers l’enfer : le scandale, les occasions de péché, et les femmes sont directement impliquées dans ce domaine.

En raison de son éminente dignité, une femme Catholique se doit de réagir afin de ne pas être utilisée comme instrument de la corruption des âmes.

Le scandale est le péché par lequel on pousse le prochain au péché mortel, tuant cette âme par le mauvais exemple qu’on lui donne, que ce soit par son silence, ses paroles, son habillement, son comportement… C’est un péché directement opposé au cinquième Commandement : Tu ne tueras pas. « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive. Celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât au cou la meule qu’un âne tourne, et qu’on le précipitât au fond de la mer » (Mat XVIII, 6).

Par le scandale direct, on tue directement l’âme du prochain : par exemple, une jolie fille en jupe trop courte peut provoquer dans les âmes de ceux qui la regardent avec concupiscence, des péchés graves contre la pureté en pensée et par le regard, péchés dont la jeune femme sera partiellement responsable.

« Si certaines chrétiennes soupçonnaient les chutes et les tentations qu’elles occasionnent chez autrui avec leurs vêtements et leur troublante familiarité auxquels, dans leur légèreté, elles n’accordent que peu d’importance, elles prendraient peur de leur responsabilité.

« Le bien de notre âme doit précéder celui du corps, et aux avantages de notre propre corps, nous devons préférer le bien de l’âme d’autrui. Il y a donc une limite qu’aucune forme de mode ne peut outrepasser sans courir le risque de devenir une cause de ruine pour les âmes.

« Si cette forme constitue un danger grave et prochain pour le salut d’autrui, obligation vous est faite d’y renoncer. Si, pour un simple plaisir personnel, on n’a pas le droit de mettre en danger la vie corporelle d’autrui, ne serait-il pas encore moins licite de compromettre le salut, que dis-je, la vie même de son âme ? » (Pie XII, allocution du 22 mai 1941).

La gravité de ces péchés de scandale vient aussi du fait qu’il est très difficile, voire même impossible, de les réparer (il faudrait, dans le cas précité, que cette jeune fille se confesse, puis obtienne une bonne confession pour tous les hommes qui l’ont regardée avec des mauvaises pensées consenties !) Je ne veux pas prétendre que les femmes seules sont responsables, car personne n’oblige les hommes à regarder ce que des femmes légères leur proposent, mais il est évident que ces femmes, en devenant les esclaves de ces modes perverses et impudiques, deviennent, pour la plupart des hommes, des occasions volontaires et prochaines de péchés mortels.

Par le scandale indirect, on laisse tuer l’âme de ceux dont on a la charge. Pour reprendre le même exemple, la mère de famille, qui laisse sa fille s’habiller de façon provocante, est indirectement responsable des péchés commis par sa fille et de ceux commis par les hommes qui l’ont regardée avec un désir coupable.

« O mères chrétiennes, si vous saviez quel avenir de troubles intérieurs et de dangers, de doutes mal compris et de hontes mal contenues vous réservez à vos fils et filles dans votre imprudence à les accoutumer à n’être que très peu vêtus, ce qui tue en eux le sens de la modestie, vous rougiriez vous-mêmes de honte, et vous vous épouvanteriez du dommage que vous occasionnez à ceux que le Ciel vous a confiés comme enfants pour une éducation chrétienne. Cela vaut aussi pour d’autres femmes, croyantes et même pieuses qui, par leur exemple à suivre telle ou telle mode audacieuse, font tomber les dernières hésitations de leurs sœurs dans la foi, et les engagent dans une mode qui peut leur être une source de ruine spirituelle ! » (Pie XII, 22 mai 1941).

Mais tout le monde le fait ! - Ce n’est pas parce qu’une foule imposante se rue en enfer qu’il faut en faire autant ! Méditez la vie du Saint Curé d’Ars ou du Père Emmanuel qui ne toléraient pas dans leurs paroisses ces modes scandaleuses, ou, plus près de nous, du Padre Pio qui allait jusqu’à refuser d’entendre en confession les femmes trop court habillées !

 

QUELQUES CONSEILS

Les femmes sont le miroir de la société. « Tant que les habits indécents demeurent le triste privilège de femmes de réputation douteuse, ou même leur signe de repère, on ne s’aventurera pas à les endosser ; mais vienne le jour où s’en revêtiront des personnes exemptes de tout soupçon, on n’hésitera plus alors à entrer dans le courant, qui entraînera peut-être aux pires chutes » (Pie XII, allocution aux jeunes filles de l’Action Catholique, 22 mai 1941).

Pie XII avait poussé les jeunes femmes Catholiques dans une « Croisade de la pureté, terme qui évoque la Croix, phare du salut pour le monde. C’est une croisade contre les ennemis de la morale chrétienne, contre les dangers qu'opposent au cours tranquille des bonnes mœurs parmi les peuples, les flots puissants de l’immoralité qui débordent sur les voies du monde et assaillent tout état de vie. La vie de l’homme sur la terre est toujours une bataille ; vaine serait la prétention de vouloir couler une vie pure sans vigilance et sans combat ! Vos armes seront la parole, l’exemple, la courtoisie et le beau maintien.

« Seul un groupe compact d’esprits chrétiens résolus et intrépides saura, là où le veut la conscience, secouer le joug de la tyrannie toujours plus forte de la mode si diverse dans les habits, les usages et les relations sociales. Au-dessus de la mode et de ses exigences siègent des lois plus hautes et plus impérieuses, principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au bon plaisir et au caprice, et devant lesquels l’idole même de la mode doit savoir incliner sa fugace omnipotence.

« Isolées, vous résisteriez à grand-peine, malgré votre hardiesse, à l’invasion du mal ; mais étroitement unies en une troupe, vous serez  une légion assez puissante pour imposer le respect des droits de la modestie chrétienne. Soyez fortes et inflexibles dans l’accomplissement de votre devoir chrétien ; organisez la défense de la pureté contre la corruption qui attaque la jeunesse ; rendez à votre patrie ce service inestimable de travailler et de coopérer efficacement, à répandre dans les âmes un surcroît de pureté et de candeur qui les rendra prudentes, vigilantes, droites, fortes, généreuses dans une mesure sans cesse croissante ».

Femmes chrétiennes, suivez généreusement Notre Seigneur crucifié. Ayez une vie de prière et une vie sacramentelle profondes (inspirez-vous des règles du Tiers-Ordre de la Fraternité Saint Pie X), suivez les Exercices de Saint Ignace au moins une fois tous les deux ans.

Finissons par ces conseils pratiques donnés par les Frères de Morgon :

•      Pas de vêtements qui ne couvrent les genoux complètement, même en position assise.

•      Pas de robes ou de jupes fendues devant ou derrière, ou même sur le côté, qui laisseraient voir en quelque position que ce soit les genoux ou ce qui se trouve à leur niveau. Si une fente est nécessaire, le mieux est de la fermer par un soufflet.

•      Par principe, éviter ce qui est moulant ou épouse les formes ; donc, pas de pantalon. Pas de vêtements qui découvrent  les épaules ou le haut des bras, ou qui soient trop ouverts sur la gorge ou dans le dos.

 

Tout dévoué en Notre Seigneur Jésus-Christ et Sa très Sainte Mère.

Abbé Jean-Luc Lafitte



 



 

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