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30/07/2014

Conseils aux futures épouses

Lettre doctrinale 47 - Monsieur l'Abbé Jean-Luc Lafitte

 

Quelques citations en guise d'introduction

La femme est l’âme de cette cellule fondamentale de la société qu’est la famille. Le Bon Dieu a donc placé dans le cœur de la femme tous les éléments de nature et de grâce pour qu’elle puisse avec dignité et compétence pratiquer son devoir d’état de jeune épouse et de mère de famille, si elle est appelée à se marier.

La jeune fille doit donc se préparer à ce rôle magnifique de collaboration au plan de création de Dieu sur les hommes. Qui dit épouse dit cœur de la famille, paratonnerre pour protéger la Foi de la maisonnée. A épouse Catholique correspondent enfants Catholiques et vocations nombreuses.

La révolution a parfaitement compris cette responsabilité. Voilà ce que disaient les francs-maçons italiens du milieu du XIXème siècle :

« Pour abattre le Catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme. Puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la.

« Popularisons le vice dans les multitudes ; qu’elles le respirent par les cinq sens, qu’elles le boivent, qu’elles s’en saturent. Faites des cœurs vicieux et vous n’aurez plus de Catholiques.

« L’essentiel est d’isoler l’homme de sa famille, de lui en faire perdre les mœurs. Après l’avoir séparé de sa femme et de ses enfants, et lui avoir montré combien sont pénibles tous ses devoirs, vous lui inculquez le désir d’une autre existence en lui inculquant le dégoût de la famille et de la religion, car l’un va presque toujours à la suite de l’autre.

« Tant que la femme ne sera pas libérée de la loi de fidélité, elle sera esclave, car la fidélité ne tient pas compte desinstinctsde la nature humaine.

« Ce que la franc-maçonnerie veut conquérir avant tout, c’est la femme, car elle est la dernière forteresse quel’esprit d’obscurantisme (la religion Catholique) oppose au progrès humain ».

C’est clair : la jeune fille Catholique est un des derniers remparts contre la révolution. Protéger la jeune fille Catholique, c’est protéger la famille Catholique, c’est protéger les vocations, c’est protéger l’Église !

La jeune fille, sauf si elle est appelée à la maternité spirituelle dans la vie religieuse (ou si elle ne se marie pas), deviendra épouse et mère. Tout l’avenir de l’Église repose sur ses genoux.

 

L’APPRENTISSAGE D’UNE FUTURE MERE DE FAMILLE

Pour assumer ses responsabilités, la jeune fille doit impérativement faire l’apprentissage de son futur rôle de mère de famille Catholique, en famille d’abord sous la houlette bienveillante de la maman et souvent de la grand-mère, puis également à l’école.

Pour le métier le plus beau, mais aussi le plus difficile du monde, il n’y a pas de période d’essai. Il faut donc un très sérieux apprentissage.

(Je m’inspirerai beaucoup dans cette Lettre d’un remarquable article écrit par Madame Marie-Pierre Mottet, paru dans « Coursière » n° IV - 39, le bulletin des anciens élèves des écoles de Mademoiselle Luce Quenette, tiré de l’excellente Lettre de la Péraudière, 69770, Montrottier).

Une jeune femme, au lendemain de son mariage, se trouve investie d’une nouvelle mission : remplir son rôle d'épouse et de gardienne de la maison. Elle devra bien sûr s’occuper de la formation de l’âme des enfants (catéchisme, préparation aux Sacrements, prières en commun), mais elle sera aussi l’âme du foyer, c’est à dire qu’elle sera à la fois :

- Femme d’intérieur: elle devra savoir s’occuper de la cuisine, du ménage, du repassage, de la couture, de l'approvisionnement en vivres, de l'aménagement du mobilier, de la décoration de l’intérieur … tout en s’occupant des enfants !

- Maîtresse de maison : elle devra savoir s’habiller et habiller les enfants, organiser la vie de la maison, équilibrer le budget familial, recevoir des amis, préparer des sorties en famille … tout en s’occupant des enfants !

 

LA FUTURE FEMME D’INTERIEUR

Il faut apprendre à accomplir toutes les actions domestiques, même les plus simples, par amour de Dieu et avec un grand sourire.

Qu’il s’agisse de cuisine, de couture, de repassage, de ménage, ce serait mentir que de dire qu’une épouse peut exécuter toutes ces tâches par goût : qui peut se targuer d’aimer lessiver le carrelage, coudre un bouton ou repasser la corbeille surchargée de linge de la famille ? Mais ces choses doivent être faites à temps.

Vous me direz que tout le monde n’est pas forcément doué en tout, mais il faut apprendre les bases de toutes les disciplines, permettant à chacune de se débrouiller en tout. Il faut inculquer aux futures épouses le désir d’exceller, pour se rapprocher sans cesse du Bien, du Beau, du Vrai. Le désir une fois éveillé et la bonne volonté aidant, Dieu fera le reste. Même les surdoués doivent progresser et aucun cas n’est désespéré.

Une épouse se sanctifie tout autant en lavant le sol de la cuisine ou en changeant les couches du bébé par amour pour Dieu qu’un moine contemplatif qui psalmodie les matines à deux heures du matin dans le froid vif de l’abbatiale !

Il faut apprendre à cuisiner correctement, à présenter joliment les plats. Le chemin du cœur de l’homme passe souvent par son estomac. L’homme qui doit se contenter trop souvent pour son repas d’une simple boite de conserve ouverte au dernier moment sera vite terriblement frustré.

Il faut aussi apprendre à décorer le logis : il faut préparer pour l’époux un refuge agréable, car il a sans doute dû tremper toute la journée dans la laideur du monde (tenue indécente des collègues féminins, bureaux froids et impersonnels, sonneries et bips incessants des téléphones, des portables, des ordinateurs, brouhaha d’un monde sans cesse en ébullition).

Le mari doit aimer rentrer chez lui comme dans un havre de paix, afin de pouvoir se détendre et jouir pleinement du bonheur d’être en famille : cela se fait aisément dans un cadre harmonieux où règne le Beau. Tout doit contribuer à former le goût, à apprendre à faire, d’un petit rien, un agrément pour les yeux, de façon à porter la famille au Bien.

Cela ne nécessite pas pour autant un univers luxueux : quelques objets bien placés, quelques fleurs des champs en bouquet, une étoffe retombant élégamment devant la fenêtre, et une pièce devient chaleureuse, elle a une âme, celle qu’on lui communique, à condition que l’épouse n'affiche pas non plus l’air gracieux d’un bouledogue !

LA FUTURE MAITRESSE DE MAISON

Tout est dans la force de l’exemple que la maman va donner à ses filles. Le travail d’une maîtresse de maison est celui d’un chef d’entreprise ; la rentabilité ne se mesure certes pas en terme de millions d’euros, mais en terme d’harmonie de la famille : quel programme pour celle qui doit être l’âme du foyer !

L’épouse n’est pas le chef de famille, mais elle est la gardienne d’un petit territoire : elle doit diriger la maison, et en assurer le parfait fonctionnement dans tous les petits détails de la vie quotidienne.

Le mari n’a pas grâces d’état pour gérer ces choses : il est la tête pensante de la famille, pas le cœur ! Il ne faut donc pas détruire l’équilibre familial. Que l’homme agisse comme le chef, le roi de la maison : à lui les grandes décisions qui concernent la famille, la responsabilité de remplir l’escarcelle, le changement d’huile pour la voiture, la tonte du gazon, la réparation de la chasse d’eau qui fuit, la préparation d’un itinéraire de voyage … !

Qu’il laisse son épouse agir comme la reine de la maison ! Le Créateur a mis dans l’épouse la faculté de juger du détail et d’apporter ces petits riens qui changent tout : dans une pièce, sur une table, sur un vêtement.

Que la future épouse s’imprègne de ce goût pour la parure discrète et féminine. Madame Martin, mère de la petite Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, s'enthousiasmait à l’idée de parer ses filles.

Que la maîtresse de maison s'occupe de planifier les menus de la semaine, de préparer les vêtements des enfants, de parer joliment la table pour y convier des amis ! Les maris ne sont en général guère doués pour habiller les enfants, coiffer les boucles de leurs fillettes, équilibrer un menu ou ranger la maison.

En bref, que les maris agissent comme des hommes, de façon virile et raisonnable, et que les épouses agissent comme des femmes, de façon délicate et sensible.

La future épouse doit également apprendre à ne pas gaspiller l’argent si difficilement gagné par le mari, pour pouvoir boucler les fins de mois, puisque c’est elle qui va gérer l’argent au quotidien, étant l’intendante de ce petit domaine familial. Elle le fera dans l’esprit de pauvreté, de modestie et de simplicité. C’est une bénédiction de savoir se débrouiller pour réaliser quelques économies. Certaines femmes, d’un sou, en font deux ; mais d’autres, quand elles en ont un, en dépensent deux !

La future épouse doit également apprendre à recevoir. L’amitié est un joyau à cultiver : il est bon de partager des moments agréables avec des amis sincères. La maîtresse de maison détient un rôle majeur dans cet échange. C’est elle qui doit tout préparer, tout prévoir, recevoir avec ce sourire indispensable qui est la petite goutte d’huile dans les rouages. L’épouse sera alors la fierté de son mari.

Ce sera aussi, dans bien des cas, son rôle de préparer de saines détentes en famille. Un visage souriant et affable peut faire le succès d’une sortie en famille, mais un visage maussade peut facilement tout gâcher et assombrir l’humeur de la famille toute entière. Il lui faudra également apprendre à cacher sa lassitude, et contre mauvaise fortune, montrer cœur gai et généreux. Car l’épouse doit penser aux autres avant que de penser à son propre petit confort.

LA FUTURE EDUCATRICE DE L’AME

On touche là du doigt le rôle principal de la mère de famille.

Personne ne peut donner ce qu’il n’a pas ! La jeune fille doit donc se former sérieusement pour être un jour capable d’enseigner le catéchisme à ses futurs enfants, de les suivre scolairement, voir même de leur faire l’école à la maison.

Elle doit se former doctrinalement pour être le paratonnerre de la Foi de la maison. Elle doit aussi parfaire sa formation générale pour pouvoir aider son mari dans ses préoccupations professionnelles et sociales.

Enfin et surtout, la future épouse doit devenir une âme éprise d’amour du Bon Dieu, une âme de prière et de vie intérieure, une âme d’oraison, souvent devant le Tabernacle, au banc de Communion et sur l’agenouilloir du confessionnal.

Que les mères de familles chrétiennes forment leurs jeunes filles, dans la douceur, la force et les convictions puisées dans une Foi Catholique vigoureuse : la vie d’une mère de famille ne laisse pas place à la mollesse, elle est faite de renoncements, et d’abnégation constante, pour le bien de tous.

Agissant ainsi, elles se tressent une couronne immortelle, et les sacrifices offerts pour le salut des âmes de leurs enfants seront autant de perles précieuses ajoutées à cette couronne de gloire.

Mères de familles chrétiennes, formez vos jeunes filles : lever immédiat, services actifs et surveillés, horaires stricts, rappels quotidiens des efforts à fournir et répartition intelligente des tâches, de manière à ne pas laisser place à l’oisiveté.

 Tout ceci bien sûr encadré par une vraie piété, sous le regard maternel de votre plus bel exemple au Ciel : la très Sainte Vierge Marie.

Soyez comme Notre Dame les femmes fortes de l’Évangile : c’est la meilleure façon de former des futures épouses aussi fortes que vous, des futurs enfants forts dans la Foi, des futurs époux et des vocations bien Catholiques.

 Les joies familiales sont les vraies joies terrestres, qui préparent les joies célestes. C’est pour ces joies que vous peinez, car la fin est première dans l’intention, mais dernière dans l’exécution.

Certes, la Croix peut sembler parfois lourde, mais le salut des âmes de nos enfants est à ce prix : alors courage et persévérance dans la Foi qui, du Calvaire, nous mène à la gloire de la résurrection.

 

Tout dévoué en Notre Seigneur Jésus-Christ et Sa très Sainte Mère.      Abbé Jean-Luc Lafitte

De l'éminente dignité de la femme

Lettre doctrinale 23 - Monsieur l'Abbé Jean-Luc Lafitte

 

 

INTRODUCTION

 

Bien que l’homme ait été choisi par Dieu pour être le chef de famille, on ne peut nier que la femme ait un rôle de plus en plus essentiel dans notre monde moderne. Elle est l’ornement dans la création de Dieu, comme la fleur qui embellit toute la prairie, et enivre par la suavité de son parfum.

La femme ayant été voulue par Dieu comme le cœur de la famille, elle est faite pour aimer, et pour plaire : Dieu a donc mis en elle une beauté inhérente qui n’existe pas chez l’homme, ou tout au moins pas au même degré.

Elle est comme la reine de la société, et à ce titre, aura une grande influence, pour le meilleur ou pour le pire. Elle aura ainsi une responsabilité énorme dans la sanctification, ou dans la corruption de tous ceux qui l’entourent. Ayant en elle une puissance de séduction considérable, elle peut aussi provoquer sur les hommes des ravages lourds de conséquences, ravages d’autant plus graves que la plupart des hommes d’aujourd’hui ont oublié leurs devoirs de chef, et sont devenus des « nouilles flasques et sans consistance ».

Les femmes Catholiques doivent donc réagir, et aider les hommes à reprendre leurs responsabilités. Les femmes fortes dont parle l’Évangile aideront les hommes à se ressaisir.

N’oublions pas que la plus grande sainte au Ciel est une femme, la Très Sainte Vierge Marie. De plus, les hommes brillaient par leur absence au pied de la Croix du Vendredi Saint !

Si les démons de l’orgueil, de l’impureté et de la sensualité attaquent tellement les femmes, si elles sont de nos jours la cible constante de la révolution, c’est précisément parce que la femme est le cœur de la société, le cœur de la famille, le cœur de l’Église, et que c’est sur leurs genoux que naissent toutes les vocations religieuses.

« Pour détruire l’Église, il faut détruire la femme. Mais puisque ce n’est pas possible, alors il faut la corrompre », disaient les francs-maçons italiens du XVIIIe siècle.

La femme du Moyen-Age était toute de noblesse et de dignité, la femme d’aujourd’hui devient aux yeux de beaucoup un vil objet, simple jouet qu’on utilise avant de jeter. Il importe donc que les femmes Catholiques réagissent afin de ne pas se laisser entraîner dans l’esclavage infâme dans lequel le monde moderne veut les traîner.

 

RAPPELS DOCTRINAUX

Pour ne pas tomber dans l'angélisme ou le libéralisme, il importe d’avoir les idées bien claires, et de rappeler quelques principes tirés de la Sainte Écriture, du catéchisme, et du bon sens chrétien le plus élémentaire.

•      Tous les hommes (sauf Notre Seigneur et Sa Très Saint Mère) sont conçus avec le péché originel : avant ce péché originel, Adam et Ève étaient nus dans le Paradis terrestre et n’en rougissaient point. Dès leur chute, « leurs yeux à tous deux s’ouvrirent ; et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures » (Gen III, 7).

Si le Baptême efface le péché originel, l’âme baptisée n’en garde pas moins les blessures d’ignorance, de faiblesse, de malice, et de concupiscence: Dieu a voulu nous donner deux Commandements pour nous obliger à mortifier la concupiscence de la chair, le 6ième: « Tu ne commettras pas d’impureté », et le 9ième: « Tu ne désireras pas la femme de ton prochain ».  Il nous avertit fermement de certains dangers, et nous indique la voie à suivre : « Celui qui jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mat V, 28). « Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair ; la chair convoite contre l’esprit, et l’esprit contre la chair. Ceux qui commettent la fornication, l’impureté, l'impudicité, la luxure, … ne seront point héritiers du Royaume des Cieux » (Gal V, 16, 17, 21). « Ne vous y trompez point, ni les impudiques, ni les adultères, ni les efféminés … ne posséderont le Royaume des Cieux » (I Cor, VI, 10). « Celui qui sème dans sa chair moissonnera de la chair la corruption » (Gal VI, 8). « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous ? Si donc quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple » (I Cor, III, 16). « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ? Prenant donc les membres du Christ, en ferai-je les membres d’une prostituée ? » (I Cor, VI, 15).

 

•      Si Dieu nous a donné un corps, nous  avons le devoir de nous en occuper, surtout les femmes : une raisonnable coquetterie est donc l’apanage normal de la femme. Une femme devrait donc être élégante, jolie à regarder, habillée avec goût, coiffée avec soin, et même … pourrait suivre avec prudence une certaine mode.

Mais, « autant que, pas plus que ! » Les vêtements nous ont été donnés, certes pour décorer, mais avant tout pour  couvrir notre corps. Le Pape Pie XII mettait déjà en garde le 22 mai 1941 contre « ces habits si étroits qu’ils semblent plutôt faits pour mettre en plus grand relief ce qu’ils devraient voiler ! ».

 

LE DEMON TRAVAILLE

« Le plus beau coup de démon, c’est d’avoir fait croire qu’il n’existait pas », disait le Cardinal Pie. Le prince de ce monde, qui connaît la nature humaine, va donc utiliser « ces habits qui commencent trop tard et qui finissent trop tôt, qui sont trop bas en haut et trop hauts en bas » pour faire tomber les âmes.

Le démon va utiliser ces chaînes pour attirer les âmes vers l’enfer : le scandale, les occasions de péché, et les femmes sont directement impliquées dans ce domaine.

En raison de son éminente dignité, une femme Catholique se doit de réagir afin de ne pas être utilisée comme instrument de la corruption des âmes.

Le scandale est le péché par lequel on pousse le prochain au péché mortel, tuant cette âme par le mauvais exemple qu’on lui donne, que ce soit par son silence, ses paroles, son habillement, son comportement… C’est un péché directement opposé au cinquième Commandement : Tu ne tueras pas. « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive. Celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât au cou la meule qu’un âne tourne, et qu’on le précipitât au fond de la mer » (Mat XVIII, 6).

Par le scandale direct, on tue directement l’âme du prochain : par exemple, une jolie fille en jupe trop courte peut provoquer dans les âmes de ceux qui la regardent avec concupiscence, des péchés graves contre la pureté en pensée et par le regard, péchés dont la jeune femme sera partiellement responsable.

« Si certaines chrétiennes soupçonnaient les chutes et les tentations qu’elles occasionnent chez autrui avec leurs vêtements et leur troublante familiarité auxquels, dans leur légèreté, elles n’accordent que peu d’importance, elles prendraient peur de leur responsabilité.

« Le bien de notre âme doit précéder celui du corps, et aux avantages de notre propre corps, nous devons préférer le bien de l’âme d’autrui. Il y a donc une limite qu’aucune forme de mode ne peut outrepasser sans courir le risque de devenir une cause de ruine pour les âmes.

« Si cette forme constitue un danger grave et prochain pour le salut d’autrui, obligation vous est faite d’y renoncer. Si, pour un simple plaisir personnel, on n’a pas le droit de mettre en danger la vie corporelle d’autrui, ne serait-il pas encore moins licite de compromettre le salut, que dis-je, la vie même de son âme ? » (Pie XII, allocution du 22 mai 1941).

La gravité de ces péchés de scandale vient aussi du fait qu’il est très difficile, voire même impossible, de les réparer (il faudrait, dans le cas précité, que cette jeune fille se confesse, puis obtienne une bonne confession pour tous les hommes qui l’ont regardée avec des mauvaises pensées consenties !) Je ne veux pas prétendre que les femmes seules sont responsables, car personne n’oblige les hommes à regarder ce que des femmes légères leur proposent, mais il est évident que ces femmes, en devenant les esclaves de ces modes perverses et impudiques, deviennent, pour la plupart des hommes, des occasions volontaires et prochaines de péchés mortels.

Par le scandale indirect, on laisse tuer l’âme de ceux dont on a la charge. Pour reprendre le même exemple, la mère de famille, qui laisse sa fille s’habiller de façon provocante, est indirectement responsable des péchés commis par sa fille et de ceux commis par les hommes qui l’ont regardée avec un désir coupable.

« O mères chrétiennes, si vous saviez quel avenir de troubles intérieurs et de dangers, de doutes mal compris et de hontes mal contenues vous réservez à vos fils et filles dans votre imprudence à les accoutumer à n’être que très peu vêtus, ce qui tue en eux le sens de la modestie, vous rougiriez vous-mêmes de honte, et vous vous épouvanteriez du dommage que vous occasionnez à ceux que le Ciel vous a confiés comme enfants pour une éducation chrétienne. Cela vaut aussi pour d’autres femmes, croyantes et même pieuses qui, par leur exemple à suivre telle ou telle mode audacieuse, font tomber les dernières hésitations de leurs sœurs dans la foi, et les engagent dans une mode qui peut leur être une source de ruine spirituelle ! » (Pie XII, 22 mai 1941).

Mais tout le monde le fait ! - Ce n’est pas parce qu’une foule imposante se rue en enfer qu’il faut en faire autant ! Méditez la vie du Saint Curé d’Ars ou du Père Emmanuel qui ne toléraient pas dans leurs paroisses ces modes scandaleuses, ou, plus près de nous, du Padre Pio qui allait jusqu’à refuser d’entendre en confession les femmes trop court habillées !

 

QUELQUES CONSEILS

Les femmes sont le miroir de la société. « Tant que les habits indécents demeurent le triste privilège de femmes de réputation douteuse, ou même leur signe de repère, on ne s’aventurera pas à les endosser ; mais vienne le jour où s’en revêtiront des personnes exemptes de tout soupçon, on n’hésitera plus alors à entrer dans le courant, qui entraînera peut-être aux pires chutes » (Pie XII, allocution aux jeunes filles de l’Action Catholique, 22 mai 1941).

Pie XII avait poussé les jeunes femmes Catholiques dans une « Croisade de la pureté, terme qui évoque la Croix, phare du salut pour le monde. C’est une croisade contre les ennemis de la morale chrétienne, contre les dangers qu'opposent au cours tranquille des bonnes mœurs parmi les peuples, les flots puissants de l’immoralité qui débordent sur les voies du monde et assaillent tout état de vie. La vie de l’homme sur la terre est toujours une bataille ; vaine serait la prétention de vouloir couler une vie pure sans vigilance et sans combat ! Vos armes seront la parole, l’exemple, la courtoisie et le beau maintien.

« Seul un groupe compact d’esprits chrétiens résolus et intrépides saura, là où le veut la conscience, secouer le joug de la tyrannie toujours plus forte de la mode si diverse dans les habits, les usages et les relations sociales. Au-dessus de la mode et de ses exigences siègent des lois plus hautes et plus impérieuses, principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au bon plaisir et au caprice, et devant lesquels l’idole même de la mode doit savoir incliner sa fugace omnipotence.

« Isolées, vous résisteriez à grand-peine, malgré votre hardiesse, à l’invasion du mal ; mais étroitement unies en une troupe, vous serez  une légion assez puissante pour imposer le respect des droits de la modestie chrétienne. Soyez fortes et inflexibles dans l’accomplissement de votre devoir chrétien ; organisez la défense de la pureté contre la corruption qui attaque la jeunesse ; rendez à votre patrie ce service inestimable de travailler et de coopérer efficacement, à répandre dans les âmes un surcroît de pureté et de candeur qui les rendra prudentes, vigilantes, droites, fortes, généreuses dans une mesure sans cesse croissante ».

Femmes chrétiennes, suivez généreusement Notre Seigneur crucifié. Ayez une vie de prière et une vie sacramentelle profondes (inspirez-vous des règles du Tiers-Ordre de la Fraternité Saint Pie X), suivez les Exercices de Saint Ignace au moins une fois tous les deux ans.

Finissons par ces conseils pratiques donnés par les Frères de Morgon :

•      Pas de vêtements qui ne couvrent les genoux complètement, même en position assise.

•      Pas de robes ou de jupes fendues devant ou derrière, ou même sur le côté, qui laisseraient voir en quelque position que ce soit les genoux ou ce qui se trouve à leur niveau. Si une fente est nécessaire, le mieux est de la fermer par un soufflet.

•      Par principe, éviter ce qui est moulant ou épouse les formes ; donc, pas de pantalon. Pas de vêtements qui découvrent  les épaules ou le haut des bras, ou qui soient trop ouverts sur la gorge ou dans le dos.

 

Tout dévoué en Notre Seigneur Jésus-Christ et Sa très Sainte Mère.

Abbé Jean-Luc Lafitte



 



 

04/07/2014

Du berceau au frigo : l'immigration dans nos rayons

Depuis quelques années nous constatons la présence d'aliments halal dans nos supermarchés. Ils occupaient initialement un petit espace, mais dorénavant ils peuvent disposer de rayons entiers dans les commerces de grande distribution.


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Exemple de six rayons contenant uniquement des produits halal à Carrefour.

Ces produits, répondant aux exigences des musulmans, sont même mis en avant dans les publicités que l'on reçoit dans notre boîte aux lettres. Celle du magasin Auchan (période du 25 juin au 01 juillet 2014 - publicité de 25 pages) consacre jusqu'à 5 pages aux « saveurs orientales » sur les 14 pages de produits alimentaires ! On y trouve des marques spécialisées dans les aliments orientaux (Samia, Aïcha, El Saada, Réghalal...) produits par des sociétés françaises (Haudecoeur, Moulin-Ville, Jouvin...). On constate aussi que de grandes marques françaises s'adaptent aux volontés de ces consommateurs, par exemple : Maggi avec un bouillon halal, Fleury Michon avec un blanc de poulet halal, ou encore Lactel avec un lait laban car ces produits spécialisés ne concernent pas uniquement la viande.

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double page de publicité d'aliments aux "saveurs orientales" 

 

 

Des produits à destination des personnes d'origine maghrébine commencent à être introduits dans d'autres domaines que l'alimentaire. Carrefour vend par exemple des numéros de la revue Gazelle, le magazine de la femme maghrébine, au milieu des périodiques de la presse féminine telles que Femme Actuelle, Biba, Glamour1.... La revue Gazelle du mois de mai-juin comprend, entre autres, un article s'intitulant « mes rituels avant d'aborder le ramadan ». Sur sa couverture, illustrée par la photographie d'une femme en tenue traditionnelle orientale, on lit une phrase de Tariq Ramadan disant que « la laïcité est l'espace ouvert à toutes les religions ». On trouve aussi un numéro hors-série consacré au mariage oriental avec par exemple un article « votre lune de miel en pays musulman ».

 

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magazines Gazelle dans le kiosque de la presse féminine

 

Si en France des produits doivent répondre aux critères de la culture orientale pour être attractifs, où est la volonté d'intégration des personnes issues de l'immigration ?

 

al thir.pngEn 2013, Vulli, le fabricant français de jouets, a créé un nouvel ami à sa célèbre girafe Sophie. Il s'agit d'un dromadaire nommé Al'thir.

 

La marque Vulli a repris les mêmes caractéristiques qui ont fait le succès de sa Girafe pour concevoir ce dromadaire. Il lui ressemble au niveau de sa forme, sa taille, sa matière... mais ce qui nous étonne c'est la différence d'emballage entre ces deux produits.

Sophie la Girafe, bien qu'elle représente un animal d'Afrique, a été créée en 1961, le jour de la Sainte Sophie, avec un prénom et une boîte correspondant à la culture européenne des enfants qui allaient la recevoir en cadeau. Mais pour, Al'thir, la calligraphie de son nom sur la boîte est orientale et les textes sont traduits en langue arabe. Quelle « évolution » entre 1961 et 2013... pour un jouet fabriqué et vendu en France !

Dans l'article, Avec Al’Thir, Vulli veut s’ouvrir à de nouveaux marchés paru sur le siteledauphine.com, on découvre qu'« Al’Thir, mais aussi le doudou en satin à son effigie sont déjà commercialisés dans plus d’une dizaine de pays, au Moyen-Orient, dans l’arc méditerranéen, en Inde, mais aussi en Angleterre et en France ». On y apprend que ce produit, qui doit permettre de s'ouvrir à de nouveaux marchés, « a notamment réussi son entrée sur le marché français avec d’excellents résultats sur les sites de vente en ligne ». Sur le site Internet al-thir.com (traduit en anglais, arabe et français) les seuls liens de points de vente sont : en France, au Japon et au Royaume-Uni... aucun lien vers le Moyen-Orient pour qui ce produit semble avoir été fabriqué.

On peut penser que comme pour la célèbre Girafe, il y aura beaucoup de produits dérivés d'Al'Thir (biberons, jeux d'éveils, livres, vêtements...) et que ceux-ci prendront donc d'avantage de place dans nos magasins.

 

Si en France on trouve des produits pour les nouveaux-nés aux caractéristiques orientales, où est la volonté de préserver et transmettre la culture occidentale aux futures générations ?!!

 

 

 

 

 

 

 

1 cf. dans notre blog l'article en date du 29/05/2013 « Si c'est ça être "Glamour", alors nous ne le sommes pas »